Saturday, October 31, 2020

Le Campus Henry Christophe de Limonade : Un patrimoine national en panne de gestion.

Après le passage du séisme dévastateur du 12 Janvier 2010 en Haïti, ayant occasionné plus de 230 000 morts (Nouvelliste, 2019), tout portait à croire que cette hécatombe offerte par ce cataclysme était due aux constructions anarchiques ne respectant aucune norme d’habitabilité. Ce faisant, la République Dominicaine a décidé d’offrir un Campus universitaire à Haïti, en hommage aux victimes. Ce campus aurait pour mission de former des cadres, en fonction des besoins essentiels de la société haïtienne, dans les Sciences Humaines et Sociales et surtout, dans le monde de la technologie. L’objectif enviagé était de penser une société prospère, émergeante et de savoir comment et où doit-on construire afin de mieux se parer aux catastrophes naturelles. Après une longue plaidoirie avec les ténors de Port-au-Prince, il a été décidé que l’université soit construite dans le Nord.     

Ainsi, après une période de 6 mois de construction, le campus a été inauguré le 12 janvier 2012 et fonctionnel en novembre de cette même année. Mais, que devient-il le Campus Henry Christophe de Limonade après ces 8 ans ? Que fait-on, jusqu’ici, de ce patrimoine symbolisant l’espoir de toute une région et la fierté de toute une République ?

  • Le Campus Henry Christophe de Limonade de novembre 2012 à nos jours 

  • Depuis l’ouverture de ses portes, un conseil de gestion provisoire de trois membres a été placé à la tête du Campus en vue de le sculpter en un véritable temple du savoir. Cependant, depuis lors, le campus a été le théâtre d’une série de turbulences à intervalle régulier. Aucune session n’a jamais été bouclée sans qu’il n’y ait eu de grèves, lesquelles pouvant paralyser les activités académiques même pendant 3 mois successivement. Ces manifestations étaient dues à l’absence de cursus académique et pour avoir été une entité de facto de l’UEH. Alors, les étudiants se battaient pour l’élaboration d’un cursus universitaire relatif à chaque département et pour que le Campus soit une entité de l’UEH. Disons, tout a été réduit à la beauté des bâtiments. Frustrés quant à leur avenir et furieux par les mensonges démesurés des dirigeants, les étudiants, ont souventes fois, barricadé la route nationale # 6, afin que leur voix puisse parvenir au plus haut niveau de l’Etat. Malheureusement !

  • Plusieurs structures ont été créées par les étudiants afin de mieux formaliser leurs revendications : Ligue des Etudiants de l’Idéal Christophien (LETIC), Mouvman Kolèktif Etidyan (MKE) ... Au lieu de satisfaire les revendications, les responsables ont  essayé de tout broyer, en achetant la conscience des leaders. La sérialisation de turbulences s’est maintenue en scène, en s’offrant d’autres épisodes plus émouvants. Mais les concernés étaient encore muets et sourds. La réponse aux nobles revendications des étudiants était toujours la mobilisation des unités de la Police Nationale d’Haïti (CIMO, UDMO) et de la MINUSTHA pour nous encercler et nous parfumer de gaz lacrymogène au sein même de l’enceinte universitaire qu’on prétend sacrée. 

  • En outre, arrivés à un certain temps, ils ont même interdit l’espace aux étudiants. Des agents de l’ordre équipés d’armes automatiques ont été postés à des points stratégiques, prêts à appuyer sur la détente et à faire l’usage abusif du gaz lacrymogène. C’en est loin d’être une simple stratégie de faire semblant quand on se souvient de l’étudiant Johnny Arison ayant été atteint d’un projectile à la mâchoire au sein même de l’université et de la pauvre marchande ambulante abattue par un agent de l’UDMO. Il est à noter que la balle a été dédiée à un étudiant, mais celui-ci a été sauvé de justesse. Malgré, aucune satisfaction n’a été formulée, voire offerte par les dirigeants. Leur arrogance et leur insouciance ont carbonisé leur conscience et leur sens d’humanité. Au contraire, ils ont déclaré à travers les médias qu’il ne s’agissait pas de manifestations des étudiants, mais l’œuvre d’un petit groupe mafieux ayant pris l’université en otage. C’est alors que la société civile a commencé par prendre conscience de la triste réalité que traversent les étudiants du Campus. Et les débats que soulève ce drame  ont poussé les responsables du rectorat à réagir. 

  • Un nouveau conseil de gestion, les mêmes défis persistent 

Trois ans plus tard, soit en 2015, comme palliatif, le premier conseil de gestion a été mis à pied par le rectorat et en a imposé un nouveau de même effectif, sans moindre concertation avec les professeurs et les étudiants. Il a été  mandaté à mettre fin à ce cycle de turbulences dont le CHCL a été le théâtre. Mais ce que le rectorat a ʺoubliéʺ, terroriser n'est pas stabiliser. On pense comprendre que le CHCL a trouvé son calme, pourtant, c’est un calme voilé d’hypocrisie et maintenu par une violence institutionnalisée. Les mensonges ne sont plus transmis dans la douceur mais imposés. La terreur se succède à la tolérance. Mais pas le sérieux à la plaisanterie. Car l’ignorance se trône toujours. Les seules réalisations dont ce nouveau conseil peut se vanter, c’est : d’abord, d’avoir changé le nom de l’université passant de Campus Henry Christophe de Limonade (CHCL) au Campus Henry Christophe de l’Université d’Etat d’Haïti à Limonade (CHC-UEHL), ensuite, expulsé 4 étudiants et de menacer d’en expulser trois autres, enfin. Pour rappel, le changement de nom confirme le droit de propriété. Doit-on croire qu’ils se sont approprié depuis du contrôle du Campus ?      


  • D’une situation préoccupante et insoutenable 

           De jour en jour, l’image du Campus se détériore. Les images décevantes véhiculant sur les réseaux sociaux semblables aux vestiges d’un bâtiment abandonné en sont les preuves tangibles. Les tests du concours d’admission sont vendus aux enchères comme de la pâtisserie à travers les coins. Je suis sûr que cette dernière promotion serait graduée et ʺl’enquête se poursuitʺ. Peut-être, qu’il a été révélé au vendeur en vision. Certains problèmes soulevés par la première promotion depuis 8 ans, demeurent encore. Pris dans le sens de la philosophie sartrienne (1996), cette mauvaise foi et cette absence d’esprit du sérieux seraient même une preuve d’habileté à diriger en Haïti et que l’administration publique haïtienne serait conçue comme une école de formation, voire de professionnalisation aux carrières criminelles. Peut-on oser prétendre que ce conseil de gestion gère quelque chose ? 

          Depuis 2013, ils nous ont dit qu’une somme d’argent a été débloquée pour construire des dortoirs en vue d’héberger les professeurs et les étudiants. Jusqu’à présent, les dortoirs sont dispersés dans le bourg de Limonade, Village créole, Trou-du Nord et leurs environs. Quand les étudiants exigent des conditions convenables à leur apprentissage, à la moindre erreur, on fait appel à un certain règlement, mais quant à la dilapidation des fonds relatifs à la construction des dortoirs, le règlement est muet ; quant au gaspillage des fonds pour la réhabilitation des bâtiments, il n y a pas de règlement ; quant à la disparition des matériels dans le bâtiment de laboratoire et autres vices des dirigeants, il n’y en a aucun. Entre leur arrogance et l’intérêt du campus, que gèrent les membres de ce conseil de gestion en réalité ?              

   

  • Appel aux anciens étudiants du Campus et aux communautés du Nord & du Nord'Est

Chers collègues combattants, anciens étudiants du Campus, personne d'autre ne doit pas être plus préoccupé par la cause du Campus que nous. Le Campus d'aujourd'hui est le fruit de nos immenses sacrifices d’hier. Souvenez-vous des calamités que nous avons endurées jour et nuit, s'étalant souvent durant des mois : nous avons passé des jours à jeun ; dormi par terre sur des morceaux de carton, au pied du portail du Campus ; nous avons été parfumés de gaz lacrymogène au sein même de l'espace, atteints par des projectiles, et même barricadés par des agents de l'UDMO et de la MINUSTHA comme des bandits, pour avoir tout simplement exigé des conditions convenables à notre apprentissage. C’était tellement horrible que certains d'entre nous dont leurs parents ont une certaine capacité économique ont dû se retirer de ce "lòbèy" pour se faire inscrire dans une université privée. D'autres, comme Nous, n'avons eu qu'une option, SE BATTRE. Comme aurait dit Jean Charles Falardeau (1952), on ne peut se permettre à des dirigeants insouciants de détruire une telle université qui est un lieu suprême où doit s’exprimer et se purifier constamment notre civilisation. 

Chers Nordais (ses) et Nordésiens (nes), sans le Campus, plusieurs milliers de vos fils et filles diplômés n'auraient pas pu avoir leurs diplômes en main ; sans le Campus, des milliers d'autres en cours de leurs études auraient été abandonnés dans les rues ; sans le Campus, vos milliers éventuels postulants auraient été sans espoir. ʺLavi Pòtoprens pa fasilʺ. Le campus est notre patrimoine. L'on est tous concernés, l'on a tous un mot à dire, l'on a tous un intérêt commun à défendre. L’université n’a pas seulement pour but d’instruire et de faire des recherches, sa fonction la plus fondamentale revient à ʺservir la communautéʺ. C’est l’essence même de sa mission sacrée (Gaëtan Tremblay, 2012). Le Campus vous doit du service. Battez-vous pour ce qui vous est dû, réclamez-vous du campus ce lot de services qui vous revient dignement. Ce combat n’est pas seulement celui des étudiants du Campus, c’est également celui de toute la société haïtienne. La formation de l’étudiant s’inscrit dans une durée, mais le service à la communauté ne se mesure pas au gré du temps. C’est pourquoi dit-on que l’université est une industrie servant à alimenter le marché commun de la pensée d’une nation (Jean Jules Richard, 1973).    

  • La tolérance est sœur de la culpabilité 

Pour finir, je tiens à préciser que je n'ai absolument rien contre les dirigeants et nulle intention de cautionner les violences des étudiants. Cependant, quand on répond une violence par une autre violence, ce n’est que de la légitime défense. Puisque la violence ne s’incline que devant une plus grande violence (Fanon, 1952) et seuls les vivants morts tolèrent l'injustice. L’on est tous autorisés à se défendre des griffes de l'oppression. C'est un devoir sacré et un acte existentiel.  

Je sais que j'écris toujours au risque de devenir une cible idéale pour les oppresseurs, mais le sens du devoir qui m'anime est plus fort que la peur qui m’espionne. Car l'écriture sans conviction n'est que vaine littérature et quand la plume flatte l'orgueil des Chefs, elle ne fait que vomir sur la dignité de la nation. Dire la vérité n’est pas une option de vie mais une exigence citoyenne. C’est pourquoi, je n’ai peur que d’une chose, le  silence aux injustices. Il est suicidaire à la dignité humaine. Donc, l'intellectuel ne se réduit pas aux papiers, mais à son sens de service vis-à-vis à sa communauté, en vue de préparer une table bien garnie aux prochaines générations. Chers dirigeants du Campus, préférez-vous briser la table ?

                                             Serge BERNARD, 

                                                 Licencié en sociologie au Campus Henry Christophe de Limonade ;

                                                 Etudiant en science juridique à l’UEH ;

                                                        Activiste politique, Blogeur ;

                                                 Facebook/Twitter: Serge Bernard de Mazamby;

                                                 Email: bernardserge38@yahoo.com    

  • Références


  • Falardeau, J. C. (1952). Les universités et la société. In Carrefour, pp. 45-56

  • Fanon, F. (1952). Peau noire, masques blancs.  Paris, Seuil, 260 p.

  • Richard, J. J. (1973). Comment réussir a 50 ans. Montréal, éditions de l’Heure, 168 p

  • Saint, N. (Janvier 2019). Le 12 janvier 2010 et le désastre social. Le Nouvelliste. 

  • Sartre, J-P. (1996). L’existentialisme est un humanisme. Paris, Gallimard.  

  • Tremblay, G. (2012). Le rôle de l’université dans le développement local. Presse de l’université de Québec. 272 p.  

 


  • ANNEXE : Campus Henry Christophe de Limonade (Photo de couverture de l’article)

Thursday, October 22, 2020

Taux de référence de la BRH au 22 octobre 2020.

                     

Le  taux de référence fixé par la BRH(Banque Nationale de Crédit) pour ce jeudi 22 octobre 2020 est de 62,30 gourdes pour un dollar américain.

La BRH informe la population en général et les acteurs du système de change en particulier, que le  taux de référence  pour ce  jeudi 22 octobre 2020 est de 62,30 gourdes. 

Ce taux est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars  effectuées la veille sur le marché des changes.

                                                                                    


Vladimir SERGILLES, auteur.
Contact: vladimirsergilles94@gmail.com/4423-0521
                                              

Friday, October 16, 2020

UEH-Sit-in: Des étudiants du CHCL ont manifesté contre l’insécurité.

                                                                             


 Plusieurs centaines étudiants du Campus Henry Christophe de Limonade ont organisé, le mardi 13 2020, un sit-in, devant les locaux de l'Université, en vue, de dénoncer la vague d'insécurité généralisée qui bat son plein dans la société, et de dénoncer la mauvaise gestion des membres du Conseil de Gestion dudit Campus.

À l’initiative de la Coalition des Étudiants du Campus Henry Christophe de l'UEH à Limonade, un sit-in a été organisé , ce mardi 13 octobre 2020. L’objectif du mouvement, consistait, entres autres, à exiger le renvoie du Conseil de Gestion du Campus qui dirige l'instance universitaire depuis 2015, qui a été reconduit récemment par le Conseil Exécutif de l'UEH et qui fait l'objet de scandale de corruption.

Les étudiants protestataires ont, par ailleurs, érigé des barricades enflammées sur la route nationale numéro 6 qui a totalement paralysé la circulation, demandant, en la circonstance, aux autorités concernées d'assumer leur responsabilité contre l'insécurité galopante qui sévit dans le pays, qui a causé, récemment, la disparition de trois membres de l'Université d'État d'Haïti, à savoir le Docteur Monferrier Dorval, éminent professeur de droit constitutionnel et de méthodologie et Bâtonnier de l’ordre des avocats du Barreau de Port-au-Prince et l’étudiant-mémorand à la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV), Mical Samul, et Grégory Saint-Hillaire, tous les trois assassinés dans des circonstances douloureuses.

Pancartes en main, les quelques étudiants qui ont répondu à l’appel ont tenté de faire passer leurs revendications. « Leta kanibal, kanivò sa nou pa bezwen l, dinozò 7 tèt sa a fòk li ale penitansye ; Nou mande pou yo dechouke konsèy jesyon sa a nan tèt Inivèsite a, ki fin kraze kanmpis la ; Nou mande Jistis pou Dorval, jistis pou Gregory, jistis pou Mical» sont, entre autres, les différents messages visiblement inscrits sur les pancartes.

Massés sur la route nationale numéro 6, ils ont énergiquement exprimé leur désaccord face à la situation macabre qui dure trop longtemps au sein du Campus où des actes de corruption mettent à nus les membres du Conseil de Gestion de l'université et, malgré tout ont été reconduit dans des conditions illégitimes par le Conseil Exécutif de l'UEH.

Construit en 2012 par les firmes dominicaines, après le passage du terrible séisme qui a dévasté le pays, le Campus Henry Christophe de Limonade, avec sa grande capacité d’accueil, offre actuellement des formations de premier cycle en Sciences de la santé, Sciences agronomiques, Sciences de l’ingénieur, Sciences de l’éducation, Sciences de l’environnement, Sciences humaines et sociales, Sciences informatiques et Beaux-Arts. Les diplômés du CHCL excellent sur le marché du travail tant par leur compétence que par leur savoir-faire.

Depuis bien longtemps les étudiants du Campus Henry Christophe de Limonade se sont révélés courageux pour tenir le flambeau de la résistance, en dépit de normes tentatives d'intimidation dont ils font souvent l'objet, face à la mauvaise gestion des responsables du plus grand centre universitaire du pays et se sont montrés prêts à tenir le taureau par les cornes pour un changement de paradigme, en vue de déraciner ses dirigeants corrompus qui tiennent en otage ce bien public, aboutissant ainsi à une amélioration des conditions d'apprentissage et de vie universitaire au Campus.


Crédit Photo : Le Sage Production

Vladimir SERGILLES, auteur.

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Thursday, October 15, 2020

Taux de référence de la BRH pour ce vendredi  16 octobre 2020

                    

Le  taux de référence fixé par la BRH pour ce vendredi  16 octobre 2020 est de 62,20 gourdes pour un dollar américain.

La BRH informe la population en général et les acteurs du système de change en particulier, que le  taux de référence  pour ce  vendredi 16 octobre 2020 est fixé à 62,20 gourdes. 

Ce taux est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars  effectuées la veille sur le marché des changes.

                                                                                    


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Wednesday, October 14, 2020

Taux de référence de la BRH pour ce mercredi 14 octobre 2020

                   

À date, le  taux de référence de la BRH pour ce mercredi 14 octobre 2020 est de 62,30 gourdes pour un dollar américain.

La BRH avise la population en général et les acteurs du système de change en particulier que le  taux de référence  pour ce  mercredi 14 octobre 2020 est fixé à 62,30 gourdes..Ce taux est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars  effectuées la veille sur le marché des changes.

                                                                                    


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Monday, October 12, 2020

Taux de référence de la BRH pour ce lundi 12 octobre 2020.

                                                

À date, le  taux de référence de la BRH pour ce lundi 12 octobre 2020 est de 62,32 gourdes pour un dollar américain.

                                                                 

Dans sa mission  régulatrice, la BRH avise la population en général et les acteurs du système de change en particulier que le  taux de référence de la BRH pour ce  lundi 12 octobre 2020 est de 62,32 gourdes. Ce taux est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars  effectuées la veille sur le marché des changes.


Crédit photo : Page Facebook de la BRH

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Sunday, October 11, 2020

Haïti-Protestation: Deux étudiants blessés lors des mouvements de protestation de "Fantom UEH".


Les mouvements de protestation des étudiants à travers le pays gagnent du terrain de jour en jour, ce pour réclamer justice pour leur collègue Grégory St Hillaire, lâchement assassiné le 02 octobre dernier dans l'enceinte de son université par des agents de l'USGPN. Cependant, deux blessés ont déjà été enregistrés dans le camp des étudiants, ce vendredi 09 octobre dans la région métropolitaine.

Abdias Alexis et Renaldy Ralph Pierre sont les deux étudiants qui ont été blessés et transportés à l’hôpital ce vendredi 9 octobre 2020, suite aux comportements abusifs des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) lors du mouvement de solidarité des étudiants à leur collègue Grégory St Hilaire, a t-on appris à travers une station digne de foi de la capitale.

Ces deux étudiants ont été transportés en urgence dans un hôpital de la capitale haïtienne où ils reçoivent des soins pour l’instant. Nous vous tiendrons au courant de l'évolution de leur état de santé.

Crédit photo : Radio Vision 2000

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Saturday, October 10, 2020

Journée mondiale de la santé mentale : La santé mentale au cœur de la santé en général, un défi que le  MSPP se propose de relever.

                            

Cette année, la Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre) est célébrée alors que la pandémie de Covid-19 modifie considérablement notre façon de vivre au quotidien. À cette occasion, le MSPP se propose de tenir le taureau par les cornes et compte sur l’appui de la population pour arriver au but.

À travers une note publiée ce samedi 10 septembre 2020, à l'occasion de la mondiale de la santé mentale, le Ministère de la Sante Publique et de la Population (MSPP) invite la population haïtienne à faire soi le slogan suivant: «La santé  mentale fait partie intégrante de la santé  en général: Il ne saurait y avoir de santé  globale sans un volet consacré à  la santé  mentale»

                                                                                        


 Les conséquences économiques de la pandémie se font déjà sentir particulièrement en Haïti et, en effet, des entreprises licencient du personnel pour tenter de survivre, ou doivent purement et simplement fermer. À cet effet, les besoins en santé mentale et en soutien psychosocial devraient augmenter considérablement au cours dans les mois et les années à venir. L’investissement dans les programmes de santé mentale aux niveaux national et international, insuffisamment financés depuis plusieurs années, est aujourd’hui plus important que jamais.

De nombreux haïtiens, qui ont dû faire face à d’innombrables injustices tout au long de leur histoire et à une violence structurelle permanente suite aux politiques économiques mondiales, ont appris à maintenir l’espoir face à l’adversité. Le contexte Covid-19 vient s’ajouter et demande un énorme investissement en vue d’offrir un meilleur environnement adapté aux besoins préventifs et curatifs de santé mentale de la population haïtienne. À la veille de la journée internationale de la santé mentale, le MSPP veut s’en impliquer à fond et appelle la population à en faire de même.


Vladimir  SERGILLES, auteur.      



Taux de référence de la BRH pour ce samedi 10 Octobre 2020.

                                                                                      

Le  taux de référence de la BRH pour ce vendredi 09 octobre 2020 est de 62,32 gourdes pour un dollar américain.

Selon les prévisions de la Banque de la République d’Haïti(BRH), Ce taux est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars  effectuées la veille sur le marché des changes.

                                                                                    


Vladimir SERGILLES, auteur.

Friday, October 9, 2020

Taux de référence de la BRH pour ce vendredi 09 octobre 2020.

                                                                             

        
Le  taux de référence de la BRH pour ce vendredi 09 octobre 2020 est de 62,58 gourdes pour un dollar américain.

Ce taux est calculé en fonction des transactions et opérations d’achat de dollars  effectuées la veille sur le marché des changes, selon les prévisions de la Banque de la République d’Haïti(BRH).

                                                                                    


Vladimir SERGILLES, auteur.


Thursday, October 8, 2020

Les autorités municipales du Cap-Haïtien lancent la première édition de FOMEJ.

                             

 La commission municipale du Cap-Haïtien lance cette année, sur les chapeaux de roues, la première édition du Forum Municipal sur l'Entrepreneuriat Jeunesse(FOMEJ) les 9, 10 et 11 octobre prochains à  l'Hôtel de ville. Des acteurs socioprofessionnels de la ville du Cap-Haïtien seront de la partie pour apporter leur contribution à cette initiative, qui vise d'ailleurs la promotion de l'entrepreneuriat au sein de la société juvénile du grand nord.

"Mairie du Cap-Haïtien, opportunités d'affaires et création de richesse", est le thème choisit par les responsables de la municipalité du Cap-Haïtien pour lancer la première édition du Forum Municipal sur l'Entrepreneuriat Jeunesse(FOMEJ à l'Hôtel de ville du Cap-Haïtien, sis à la rue 20 F-G. Une programmation riche en contenu sera aussi de la partie pour permettre ainsi un bon déroulement de l'activité.

En vendredi, les instigateurs de cette activité comptent amorcer le programme avec un cocktail de bienvenue pour les visiteurs émanant des institutions étatiques, privées et des médias de la société civile.

Pour favoriser la promotion des valeurs telles que l’audace, la créativité, la responsabilité, la solidarité, la persévérance, la confiance en soi et l’initiative, FOMEJ compte incontestablement contribuer à l’enrichissement de l’individu et de la collectivité. Fort de ce constat, le comité organisateur décernera le "Prix du Roi" en la circonstance.

La jeunesse témoigne d’un intérêt grandissant pour l’entrepreneuriat. Mais est-il raisonnable de promouvoir la création d’entreprise, processus complexe et risqué, dans un pays comme le nôtre? Pour alimenter cette réflexion, plusieurs intervenants seront présents pour faire jaillir lumière avec bien sûr des échanges fructueux et proportionnés.

Le premier panel sera constitué par: M. Patrick Almonor, Maire adjoint de la commune du Cap-Haïtien et le Dr Edouard L. Noisin, Président exécutif de l'URCH.Ils interviendront autour de ce thème: "Entrepreneuriat jeunesse et insertion des jeunes: Quels acteurs pour quelles responsabilités?" 

Le second panel accueillera M.Junior François, Directeur du FDI, M.Jacquy Eustache, Pdg de FEJEG consult et Yves Imbry Esper, Entrepreneur. Ils feront le point sur ce thème: Les structures de financement : quelle connectivité et partenariat pour l'émergence d'un Entrepreneuriat jeunesse viable?" 

En tout dernier lieu, Hérold Décius, Directeur de Lakou Bréda, Mike Bellot, entrepreneur et fondateur de SOLABAG et Eric Joseph, Professeur d'économie, Master en Politiques Publiques partageront leur avis à l'assistance.

L’idée reçue selon laquelle l’entrepreneuriat est réservé à une élite économique et intellectuelle perdure dans notre culture, bien que les statistiques nous montrent le contraire. Aussi, encourager l’entrepreneuriat au sein de la société juvénile doit être au coeur des débats et implique que les professionnels et les jeunes eux-mêmes fassent table rase de l’image qu’ils ont de l’entrepreneur type. À cet effet, FOMEJ se dit prêt à accompagner les jeunes du grand nord dans cette démarche qui sera de toute évidence un atout pour le futur.


Vladimir SERGILLES, auteur.     


Des étudiants de l’UEH se rallient autour d’un mouvement dénommé ‘’Fantom UEH’’.


En vue de continuer à exprimer leur ras-le-bol contre l'assassinat de leur frère étudiant, Grégory Saint-Hilaire, succombé dans l'enceinte de l'École Normale Supérieure(ENS), le vendredi 02 Octobre dernier, des étudiants de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont lancé à Port-au-Prince, le 7 octobre 2020, une nouvelle vague de protestations dénommée “Fantôme UEH".

À l’instar des “policiers” du groupe de Fantôme 509, des étudiants issus de plusieurs entités de l'Université d'État d'Haïti ont initié un mouvement de protestation dans la capitale haïtienne, baptisé "Fantom UEH". 

Selon une source proche de notre agence en ligne, Ces étudiants protestataires ont sillonné les artères de l’avenue Christophe, à proximité de l’Institut national de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI), ce pour réclamer justice pour l'étudiant en question.

Des dégâts matériels, signalons-le, ont été enregistrés lors du déroulement de cette journée de protestation. À l’angle des rues Saint-Honoré et Monseigneur Guilloux, un camion appartenant à l’État haïtien a été incendié par des étudiants qui réclamaient justice en faveur de leur camarade Grégory Saint-Hilaire.

 À noter qu'un agent de l’Unité de la sécurité générale du palais national (USGPN) est suspecté d’avoir commis ce crime crapuleux qui plonge, encore une fois, l'UEH dans le deuil, qui n'a pas encore fini de pleurer le professeur Monferrier Dorval.

 

VladimirSERGILLES, auteur.